Courir (et visiter) en hiver, équipés de la tête aux pieds !

Absolument, c’est possible ! Certain, on ne va pas niaiser autant de temps devant un monument qu’on ne le ferait en plein été, mais c’est tout à fait possible et profitable. Petit tour de préparation :

 

Les 3 fameuses couches

Quand on parle de ces 3 couches, c’est essentiellement pour le buste, le tronc de notre corps qu’on doit, pour notre santé, maintenir à 37°C. La base.

Les autres parties du corps, n’ont pas toujours besoin du même nombre de couches et il n’est simplement pas toujours possible d’enfiler 3 couches. Autant être un pingouin rendu là !

Notez essentiellement qu’il est normal d’avoir froid en sortant mais qu’au bout de 10 minutes de course, vous aurez déjà gagné pas mal de degrés grâce à l’action et au mouvement et que la pire des choses,… c’est finalement d’avoir trop chaud !

Partons de la tête. Une bonne tuque respirante ou un bandeau qui couvre bien les oreilles fait généralement bien l’affaire. Quand on atteint les -20°C, on peut penser à ajouter une tuque en laine par-dessus un bandeau ou une tuque respirante, et même son masque de ski !

Pour l’essentiel, notre buste :

  1. Une sous-couche thermique et anti-transpirante : le fameux chandail manches longues ou courtes selon votre confort et vos habitudes qui sèche vite puisque directement en contact avec votre corps qui va, oui, transpirer. Cette couche-là doit être une couche près du corps mais pas trop serrée pour permettre l’évacuation.
  2. Une couche thermique, isolante, type micro-polaire ou autre vêtement technique. Toujours est-il que cette couche doit pouvoir absorber et évacuer le surplus d’eau rejeté par votre corps et la première sous-couche alors, pas de coupe-vent.
  3. Une couche imperméable et respirante, type le manteau pour ski de fond. Tout simplement.

Petite technique personnelle : jusqu’à environ -10°C, on peut tout à fait se limiter à 2 couches, composée de la 1 et la 2 par temps sec et sans vent; jusqu’à -15°C, 2 couches toujours mais avec la 1ère et la 3ème et au-delà de -15°C, je prends pas trop de chances sauf si je dois travailler en vitesse et pousser fort.

 

Sans oublier, le cou ! Pour isoler votre cou, certaines couches (souvent la 2 et/ou la 3) ont des cols montants mais vous pouvez aussi investir (si peu !) dans un cache-nez ! Très pratique et sauveur pour courir en dessous des -15°C.

 

Les mains, une extrémité très sensible pour certains et certaines. Des sous-gants en mérinos, c’est génial ! Une révélation. Au-delà de -15°C il faudra ajouter une paire de mitaines plus isolante, tout de même faites pour les sports d’hiver (et on ne parle pas ici de ski alpin…) et le gros secret, c’est qu’une fois enfilés et en course, et si vous n’avez pas déjà optez pour des moufles, regroupez donc vos doigts tous ensembles dans le milieu en poing ; chaleur assurée !

 

Pour les jambes, un simple legging long jusqu’à -10°C voire -15°C. Il existe aussi des leggings un peu plus épais, comme doublés ou encore, au-delà de -15°C/-20°C, pensez à rajouter une couche pour le haut de vos jambes (c’est la continuité de notre tronc !) comme un simple short.

 

Les pieds. Nos précieux. Bichonnez-les avec une bonne paire de chaussette. En mérinos, vous risquez pas d’être déçus. Ça garde au sec et c’est ce qu’il y a de loin le plus important. Même si, comme moi, vous optez pour des chaussures de course en sentier bien « basiques » dans le sens où vous n’investissez pas dans une paire imperméable spécifiquement pour l’hiver, la bonne paire de chaussette en-dessous fera très bien l’affaire !

Et donc les chaussures : vous pouvez choisir d’avoir une paire dédiée, imperméable ou bien vos simples chaussures de course en sentier et éventuellement des crampons à ajouter pour les terrains plus périlleux comme le Mont-Royal feront la job à merveille, promis. Et s’il ne fait pas si froid, elles ont l’avantage de laisser respirer vos pieds et laisser s’évacuer votre transpiration, ce qui est moins sûr avec une paire étanche/imperméable.

 

 

À part un peu d’équipement, que vous pouvez d’ailleurs bien certainement piocher dans vos affaires de plein air et randonnée, ne vous brusquez pas et pensez toujours… Au plaisir de courir ! Le tout est de sortir. Même 20 minutes… Sortez, courez, cultivez votre bonheur même en hiver ! :-)

 

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *