Le printemps, et les coureurs !

Le printemps à Montréal, c’est un concept. Il peut arriver vite (trop vite, en février) ou du moins se faire ressentir, comme il peut aussi… Ne pas arriver du tout. Un saut en été directement.

 

Sans transition

C’est peut-être une sensation mise en exergue par le fait que les extrêmes sont très marqués, mais il semble, certaines années, qu’on passe de l’hiver à l’été sans crier gare et de l’été à l’hiver… Non, l’automne a toujours son temps au Québec.

Dans l’idée, au printemps, les arbres bourgeonnent, les oiseaux chantonnent, les journées allongent,… N’est-ce pas ?

À Montréal, dès les premiers signes de printemps, on est très tentés de sortir les tenues d’été – après des -30°C, les petites températures positives, c’est le Sud ! – on sort aussi les terrasses très facilement, les esprits se réveillent, on sent une réelle frénésie dans la ville. Les festivités de fin de printemps et début d’été se préparent et sont attendues comme le messi venu ouvrir la cage qui nous retenait en hibernation…

C’est fou. Et pas à peu près.

Décortiquons un peu plus notre printemps, en particulier côté coureurs !

 

Le printemps Montréalais, ou la sortie de l’hiver…

 

Printemps, prise 1 :

Depuis quelques années, dès le mois de février, quelques journées donnent leurs premiers signes printaniers : de belles journées de soleil alternées avec de moins belles journées de pluie. Oui, parfois, même en février ce n’est plus de la neige qui tombe et nous caresse les joues mais bien de la pluie qui peut être froide qui fouette. Parfois même, le pire, de la grêle. Avec le vent qui peut souffler surtout sur les bords du fleuve, on se dit à ce moment-là qu’on aurait mieux fait de garder notre témérité pour du renforcement musculaire à la maison. Le signe le plus marquant reste les températures. Elles peuvent grimper jusqu’à 18°C ! En février ! C’est complètement fou.

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Mais nous n’allons pas débattre ici des changements climatiques, mais bien de l’impact sur nos sorties de course bien sûr.

La neige fond, oui, en partie, mais, vous rappelez-vous des épisodes de pluies et de grêles ? Des journées ensoleillées et d’autres non ? C’est le même yoyo avec les températures. Donc la neige qui peut fondre peut aussi très vite re-geler, la pluie est parfois verglaçante.

En bref, cette période peut devenir difficile à gérer pour les coureurs. Oui, c’est faisable de sortir quand on en a le courage et qu’on est relativement équipé, mais il faut garder à l’esprit que le risque de blessure est bien plus élevé et se trouve à chaque coin de rue pour ne pas dire sous chacun de nos pas.

L’hiver n’est pas vraiment terminé, même si on en rêve pas mal (de sa fin – non, nous n’avons pas dit que nous n’aimons pas l’hiver ! Seulement,… Il est long.) une nouvelle bordée de neige ne tardera pas à nous tomber sur le nez…

 

Printemps, prise 2 :

Parfois c’est avant, parfois c’est après, parfois c’est les 2, avant et après l’équinoxe de printemps (le 20 mars 2018), que nous… Subissons encore des tempêtes de neige dignes d’un bel hiver canadien. Ça peut traîner jusqu’à début mai tout de même…

L’espoir que fait naître tous ces signes de “renaissance” du printemps et sa #prise1 retourne hiberner un peu dans cette 2ème phase de printemps.

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Mais avouons-le, en tant que coureur, à part avoir goûté à des températures plus clémentes, des sols presque secs ou au contraire pleins d’eau et de “sloche”, finalement, la neige… On aime ça. C’est en effet plus pratiquable, plus agréable que l’eau ou la glace. C’est d’ailleurs là qu’on commence à se motiver d’avance pour le prochain hiver ! Oui, oui, sans rire ! 😀 (D’accord, un petit peu)

Ça, c’est juste avant les jours qui suivent la tempête… Avant que la neige ne re-devienne toute molle, les flaques d’eau ou la “sloche” comme on l’appelle communément au Québec d’on ne sait combien de mètres de profondeur mais parfois beaucoup (pardonnez l’exagération) viennent gâcher nos sorties de course en nous glaçant les pieds, même équipés, oui !

Mais on le sait, et même sans croire en quelque divinité, on prie pour que les jours qui suivent soient plus secs. Et ça finit toujours par arriver… Tôt ou tard.

 

Printemps prise 3 :

Parfois avril, parfois mai, parfois seulement juin, voire plus tard (le printemps 2017 a été très pluvieux au Québec, dans des dimensions catastrophiques dans certaines régions du Québec), le vrai printemps va enfin s’installer ! Fini les tempêtes, fini pour de bon la neige, place au soleil, aux terrasses éternelles, aux boules roses ou arc-en-ciel, les célèbres guirlandes du Village Gay, place à la piétonnisation des rues, à l’aménagement d’espaces extérieurs des plus agréables et festifs (parmis lesquels les Jardins Gamelin, le Village au pied du courant, et de multiples placettes dans les différents quartiers de la ville), place aux jupes, … L’été est là.

La seule différence avec l’été et son coeur de chaleurs extrêmes, est sûrement la fraîcheur des soirées, quand le soleil part éclairer l’autre côté de la planète. Pour courir ? C’est juste PAR-FAIT.

 

En bref, le printemps, se sont au départ de petits signes qui déclenchent un printemps psychologique. Il faut s’armer de patience entre février et mai, en tirant le meilleur parti des tempêtes de neige restantes mais aussi des beaux jours secs, … Le printemps débouche toujours sur l’été.

Et vous, aimez-vous le printemps comme saison de course ?

 

 

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