Pour ou contre la montre ?

 

Attention, un petit jeu de mot s’est déjà glissé dans le titre… – Alors oui, même dans un mode décontracté dans le cadre d’une visite-joggée de Montréal, beaucoup de visiteurs-coureurs portent et actionnent leurs montres.

 

La montre, simple accessoire de suivi… qui a tendance à incarner notre meilleur entraîneur. Vers la “perf’” !

J’écris ces mots en pleine dernière ligne droite d’une préparation marathon ! Alors, oui ! Définitivement, ma montre en temps d’entraînement intense est un peu ma “partenaire de crime” favorite. Elle semble l’être pour beaucoup de coureurs.

2018_09_13_pouroucontrelamontre_coureursmontrealLa course à pied, c’est des mathématiques. Je suis vraiment mauvaise en mathématiques, alors si la montre s’invite pour faire mes devoirs, c’est sans refus ! Parce qu’on le sait tous, une montre sportive, au-delà du temps de course, nous donne beaucoup d’autres indications, notamment pour nos intervalles ! “Bip, bip, bip” pour dire “attention, tu vas dans le rouge, c’est pas ce qu’on te demande !” ou au contraire, silence radio parce qu’on respecte le plan. On peut paramétrer un tas d’affaires sur ces bébèles-là. Au point où… On est un peu perdus quand on ne l’a pas. Et pourtant…

 

Et si apprendre à s’en servir permettait de mieux… l’oublier !

Oui, les performances, même personnelles, procurent du plaisir : “Je suis capable !”. La montre est pour cela, bien plus qu’un simple accessoire, elle est un motivateur, un entraîneur. Elle peut beaucoup aider à s’écouter et comprendre les mécanismes de son corps pour les fois où on ne l’embarquera pas dans nos aventures.

Courir sans sa montre, régulièrement, c’est important. Courir au “feeling”, écouter ses seules sensations. Apprendre à s’écouter soi-même et pas à travers cette machine qui capte tout, c’est la base du plaisir de courir. Retrouver la sensation de liberté et de bien-être simple que peut nous procurer la course. Juste courir, juste aller admirer la vue depuis le belvédère de Westmont parce que j’y vais bien trop rarement. Juste courir et y prendre plaisir. Prendre plaisir à ne pas compter, ne pas savoir, se déconnecter pour vrai. À ce sujet, nous parlerons bientôt de la course en pleine conscience ! :-)

 

Sans la montre signifie “pas de trace”.

Quand on y prend goût, il faut bien l’avouer, il est difficile de s’en défaire. On se prend vite au jeu de vouloir savoir combien de temps, combien de kilomètres on a parcouru, le partager ensuite sur nos réseaux sociaux,… Une sorte de réconfort. Un baume pour nous dire qu’on avance dans notre entraînement, une preuve, une mesure de notre progression.

Mais rappelons-nous qu’en bout de ligne (d’arrivée), peu importe le temps écoulé, courir et y prendre plaisir n’est-ce pas là le véritable accomplissement ? D’ailleurs, le premier à être marqué et informé de ses performances, c’est bien notre corps. Notre cerveau aussi. Et c’est la seule chose… qui compte – d’une certaine façon.

 

La montre en visite-joggée, c’est aussi un excellent moyen de garder la trace et le souvenir d’une course à la découverte de la ville qu’on a visité. Et il y en a plein à visiter à la course : www.runningtours.net !

 

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